Indicateurs

La nécessité de disposer d'indicateurs de la biodiversité remonte à la Conférence de Johannesbourg en 2002 avec la mise en oeuvre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). Les objectifs de ce traité, ratifié par 168 pays, sont "la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques ". Ce traité international est adopté lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992.

  

En 2002 à Johannesbourg, 10 ans après la ratification de la CDB, l'objectif de réduire le taux d'érosion de la biodiversité est fixé. Pour évaluer l'état des espèces, des écosystèmes et des ressources génétiques, leurs pressions et les réponses apportées par les pays pour atteindre cet objectif, la CDB établit une première liste d'indicateurs. Au niveau européen, cela se traduit en 2004 par une stratégie de 26 indicateurs "Streaming European Biodiversity Indicators" (SEBI), puis au niveau national et régional par la mise en oeuvre de Stratégie de la Biodiversité.

Les indicateurs sont des outils de suivi et d'aide à la décision, à la frontière entre le scientifique et le politique, "d'un côté la réalité biologique, de l'autre les politiques qui nécessitent d'exposer les faits de manière concise et intelligible, afin de pouvoir prendre des décisions " Simon Poppy, écologue. Un indicateur est donc un modèle simplifié de la réalité construit sur la base de données scientifiques.